mercredi 27 novembre
Le programme national de lutte contre le paludisme (PNDLP) a mobilisé 16 milliards de FCFA pour une vaste campagne nationale de distribution de moustiquaires imprégnées à longue durée d’actions. Cette campagne qui débutera au mois d’avril prochain, avec comme objectif principal de faire du Sénégal un pays émergent sans paludisme, pour un développement durable, verra la synchronisation avec la Gambie.
Le programme national de lutte contre le paludisme au Sénégal (PNDLP), dans sa mission d’assurer un accès universel aux interventions les plus efficaces, de promotion, de prévention et de traitement du paludisme à un coût abordable à toute la population, a lancé de façon concomitante avec la Gambie une campagne de distribution de moustiquaires imprégnées. Une campagne qui va se dérouler en deux phases selon le docteur Doudou Sene.
La première allant du mois d’avril au mois de mai portera sur l’axe Sud-Sud-Est avec les régions de Kédougou, Kolda, Sédhiou, Tambacounda et Ziguinchor, mais aussi sur l’axe centre, avec les régions de Kaffrine, Kaolack, Fatick et Diourbel.
Pour la deuxième phase du programme prévu pour les mois de mai-juin-juillet, portera sur les axes Nord et Ouest du Sénégal avec les régions de Saint-Louis, Matam, Louga, Dakar et Thiès. A cet effet, fait savoir le docteur Doudou Sene, 16 milliards de Franc Cfa ont été mobilisés et répartis comme suit : 11milliards pour l’achat des moustiquaires et 5 milliards pour la mise en œuvre.
Pour lutter contre pandémie qu’est le paludisme et qui n’a pas de frontières, le Sénégal a décidé d’engager le combat à l’échelle régionale, en lançant l’initiative sénégambienne. C’est pourquoi, 10 millions de moustiquaires seront distribués aux populations sénégalaises et 1 million aux Gambiens.
Pour Doudou Sène cette campagne revêt plusieurs défis.
D’abord il «faut faire de sorte qu’il y ait une utilisation et une appropriation de ces stratégies par les communautés». Il explique que l’objectif majeur c’est que 100% des ménages disposent de moustiquaire, et que 85% puissent l’utiliser correctement. Car, explique-t-il, il a été démontré par l’OMS «que si 80% des populations utilisent les moustiquaires. On peut réduire de 25% le taux de morbidité et de mortalité». L’autre grand défi, poursuit Dr Sène de la lutte contre le paludisme de manière générale, «c’est la résistance des insecticides et des médicaments ou nos chercheurs sont en train de faire beaucoup d’efforts pour éviter qu’il y ait cette résistance aux antipaludéens mais surtout aux insecticides utilisées pour la lutte contre le paludisme».
«On veut aussi atteindre l’élimination en 2030, et on est à moins de 10 ans de cet objectif et nous avons beaucoup de défis en ce sens, notamment sur l’appropriation à travers les collectivités territoriales», a-t-il ajouté.
A cette occasion, informe Dr. Sène, «la grande distribution de masse se fera le 05 mai pour le lancement à la frontière de la Gambie», marquant ainsi la date choisie par le Sénégal pour célébrer la journée mondiale du paludisme.
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